Le matériel de base

Quel matériel pour débuter en surfcasting ?

Il est facile de trouver l’équipement de base et de s’équiper avec un budget raisonnable. L’article ci-dessous a pour objectif de vous aider dans votre choix de matériel. Pour des informations complémentaires, n’hésitez pas à joindre le SurfCasting Club de Caen.

La canne :

L’outil le plus indispensable est la canne. En surfcasting, celle-ci se compose généralement de 3 brins et sa taille peut varier entre 3,90 mètres et de 5 mètres. Idéalement, en France, on retiendra soit une 4.20 mètres ou 4.50 mètres (la taille de la canne est surtout fonction de votre taille, car les personnes de taille modeste ont souvent du mal avec des cannes de 4,50 mètres).

L’action de pointe de la canne est importante. On définit 2 types de cannes : les « power » et les « hybride ». Pour simplifier, une canne hybride détecte mieux les touches mais lance moins loin et inversement pour une canne power. Pour commencer en surfcasting, nous vous conseillons d’investir dans une canne hybride. En effet, sa souplesse permettra de palier les éventuelles lacunes de votre geste pour lancer.

La puissance de la canne est à prendre en compte. Le poids du plomb indiqué sur la canne est une gamme large, car on peut lancer des poids inférieurs, mais la canne perd de la puissance, et inversement, le fait de dépasser ce poids peut engendrer des casses. Le poids idéal est plus ou moins au milieu de la fourchette indiqué. Exemple, une canne donnée pour 100/200 grammes lance idéalement avec des plombs de 125 à 150 grammes.

Le moulinet :

Le moulinet a tambour fixe est, de loin, le plus utilisé. En surfcasting, en comparaison avec d’autres disciplines de pêche, il est de taille impressionnante. En effet, il doit pouvoir contenir au minimum 200 mètres de fil. De plus, ces types de moulinets sont imposants du fait qu’ils ont souvent une forte récupération : entre 80 et 120 cm par tours de manivelle.

Pour le choisir, regardez surtout la contenance possible, la vitesse de récupération (en mètres, ratio), le nombre de roulements (6 ou 5+1 idéalement) et le poids qui ne doit pas être trop élevé.

Des moulinets entre 7000 et 14 000 sont idéals.

Le fil :

Maintenant, il faut mettre du fil sur votre moulinet.

Le panel proposé par les différentes marques est vaste. Toutefois, il convient de bien garder à l’esprit lors de l’achat que la section et la résistance du fils sont très variables d’une marque à l’autre, et qu’il vaut mieux parler de résistance que de section.

Le choix du diamètre de fil pour le moulinet est fonction du type de secteur pratiqué, du temps et des espèces recherchées. Une résistance de 8 à 16 kg (25/100-30/100-35/100) est très suffisante dans la plupart des cas. Il ne faut pas oublie que le sel use le fil ainsi que les rayon UV, ce qui oblige à changer son fil tous les ans en moyenne pour des pécheurs réguliers.

Pour pouvoir effectuer des lancer sans risque de casse, il est nécessaire de mettre un fil d’arraché. Ce dernier est constitué d’un fil avec une extrémité de diamètre plus important (60-70/100) qui se réduit progressivement pour atteindre le la section du fils de votre moulinet. C’est un accessoire indispensable ! (Pour raccorder ses deux morceaux, nous réalisons un nœud spécifique appelé « nœud d’arraché » : voir la rubrique des nœuds.)

ATTENTION : Si vous ne souhaitez pas utiliser un arraché ou si vous pêcher souvent sur des mers assez chargées en algue, un nylon de 40/100 pourra être utilisé. Il lui faudra une résistance de 15kg afin de tenir les lancers.

Ensuite, au bout de fil, on place l’accessoire qui permet de raccorder le bas de ligne. A savoir le grand classique qui est l’émerillon avec agrafe ( photo  1 )  avec un nœud de Grinner ou du pendu ( facile, rapide et solide puis qu’il se resserre tout seul sur lui-même ). On peut également opter à la place pour d’autres agrafes qui ont surtout l’avantage de permettre un changement rapide de bas de ligne ( photo 2 ). Astuce : Il convient de bien choisir votre attache si vous ne l’enlevez pas pour que cette dernière passe facilement dans les premiers anneaux de votre canne. Pour éviter les vrillages, on peut utiliser un émerillon (appelé aussi rolling) (photo 3). La photo 4 permet de changer plus rapidement les bas de ligne grâce à la gaine.

Photo 1
Photo 2
Photo 3
Photo 4

Les montages :

Pour débuter, vous pouvez acheter des montages tout prêts du commerce. Là aussi, vous aurez un choix suffisant et des prix abordables. Il convient de prévoir des hameçons de rechange en cas de casse ou de coupe, et quelques montages d’avances différents pour chercher d’autres poissons.

Pour ce qui est de faire soit même ses montages, n’hésitez pas à regarder la rubrique montages.

Les accessoires :

Evidemment, un support canne adapté suivant si vous pêchez de la plage ou d’une digue. Sur plage, les piques seront idéals. Une hauteur minimum de 1,00 m est nécessaire. Sur digue, un trépied vous permettra de poser vos cannes.

Une pince, des ciseaux, un couteau, aiguille à vers, des starlights pour la pêche de nuit. Sans oublier une lampe frontale et des piles de rechange.

En plomb, vous trouverez des poids et des formes à n’en plus finir ! Ne vous éparpillez pas ! Mer très agité : plomb grappin. Mer agité : plomb portugais (aussi appelé pyramide). Mer calme : plomb missile. Quel que soit le plomb, un grammage entre 125 et 175g sera l’idéal.

Il ne vous reste plus qu’à trouver des appâts et un petit coin pour vous installer. À bientôt au bord de l’eau !